Nuit blanche à Pigalle première partie

 

Nous connaissons tous ce quartier de Paris haut en couleurs : ses boutiques, ses bars, ses clubs privés, ses sex-shops, ses peep-show, sa vie nocturne. Pour beaucoup, ce n’est qu’un quartier comme tant d’autres dans la capitale, on y vit, on y fait ses courses, on y travaille, on le traverse ; pour ma part, j’y habite. Chaque matin, je prends le métro ou le bus pour me rendre au palais de justice où je travaille et le soir venu je rentre chez moi par le même chemin sans prêter la moindre importance à mon quartier. Mais ce vendredi du mois d’août 2008 était différent des autres.

 

J’avais passé une très mauvaise journée, je n’arrivais à rien avec mon travail ; tout ce que je faisais n’aboutissait à rien. Quand je pris le bus pour rentrer chez moi, j’étais découragée et épuisée.

 

Je regardais par la fenêtre du bus la ville défiler sous mes yeux. Nous tournâmes sur le boulevard et devant moi Pigalle. Curieusement, je portais alors sur mon quartier une attention toute particulière, différente, curieuse. Je descendis à l’arrêt qui se trouve en bas de ma rue. Je lançai un dernier coup d’œil au boulevard avant d’entamer les 100 mètres qui me séparaient de mon immeuble. Arrivée enfin chez moi, je jetais au sol mon long manteau et mes talons aiguilles noirs vernis, je me servis une infusion et m’affalais dans mon divan. Mais, un sentiment d’insatisfaction profonde me torturait ; j’avais beau aller ici ou là dans mon appartement pour m’occuper l’esprit, rien à y faire. Et l’insomnie qui en découlait logiquement ne m’arrangeait nullement.

J’avais gardé sur moi ma jupe noire, mon chemisier, mes bas en résille. Que pouvais-je bien faire maintenant ? Sortir ? Mais pour aller où ? Je chaussais mes talons que j’avais jetés dans un coin, mis mon long manteau, pris mes clefs et fermai la porte derrière moi. Sans but précis, suivant inconsciente le dédale des rues, je me suis retrouvée au cœur du quartier de Pigalle … Je musardais indolente, regardant la devanture des vitrines : tuniques affriolantes, lingeries hyper sexy, colifichets originaux et de toutes tailles, dépassant les clubs privés, les boîtes de nuit. Après une heure dans ce vagabondage noctambule, je me décidai d’entrer dans un bar. Je commandai un geen-tonic quand un homme vînt m’accoster ; nous parlâmes de tout et de rien, du quartier, de la vie. Il n’y avait dans ses propos aucun équivoque, il ne cherchait pas à me séduire ou avoir mes faveurs. Quand je suis sortie du bar, j’étais un peu éméchée, légèrement ivre sans pour autant être saoule ; juste ce qu’il fallait pour me sentir bien et très légère. Et je repris mes déambulations dans le quartier.

 

Passant devant un peep-show, un jeune homme m’accosta :

« Madame, ne restez pas dans la rue par ce froid !... Entrez, il fait chaud à l’intérieur… me lança le jeune homme en me souriant.

-          Merci, c’est très gentil mais non… répondis-je poliment.

-          Madame, vous êtes très charmante et le quartier n’est pas sûr la nuit. Entrez, vous ne risquez rien et il fait chaud, incista-t-il.

-          Vous êtes obstiné monsieur, lui disais-je en le dépassant mais il revint devant moi.

-          Entrez madame, on est mieux dedans que dehors, me fit-il remarquer avec un petit rire narquois.

Etait-ce dû à mon ivresse que je crus comprendre ses sous-entendus explicites ? En effet, je ne risquais rien a priori d’entrer dans ce peep-show.

« C’est d’accord monsieur, j’accepte votre invitation, acceptais-je enfin. »

 

Je descendis les 8 marches et poussai la porte cachée derrière un lourd rideau bordeaux. Une grande salle s’ouvrait devant moi. Sur ma droite un comptoir derrière lequel trônait un homme d’un âge certain qui me lança un timide sourire tout en observant les quelques clients présents. Ces derniers ne firent aucun cas de ma présence. J’étais un peu gênée, voire intimidée, c’était la première fois que je rentrais dans un peep-show. Devant moi un long présentoir sur lequel étaient rangés revues, livres et magazines pornos, contre les deux murs latéraux des étagères sur lesquelles étaient classés par catégorie des dvd : hétéro, gay, black, lesbienne, zoo, sm. Tout au fond de la boutique se trouvait des vêtements, de la lingerie, des accessoires. Autant tout visiter puisque j’étais entrée… Au fur et à mesure que je feuilletais les revues, je sentis monter en moi des envies comme l’envie de me caresser. Tout ici est prétexte aux plaisirs, au sexe sans tabous ; j’aime. Je vis dans un coin un escalier plonger au sous-sol.

« En bas, c’est pour visionner les films, m’informa un client.

J’y descendis.

 

L’ambiance qui y régnait était totalement différente du showroom : l’air était pesant et moite ; un long couloir desservait deux bordées de cabines de part et d’autre ; certaines avaient la porte fermée, d’autres avaient la porte grande ouverte. Il y avait là, soit des hommes seuls bien assis dans un fauteuil râpé, soit un petit attroupement regardait le même film ; de fait par endroit, il fallait se serrer pour passer. Je me décidais d’entrer dans la dernière cabine au fond du couloir. Je fermai la porte derrière moi. Mais il n’y a pas de verrou ! Je me suis assise dans le fauteuil et appuyai sur le bouton « on ». Dès les premières minutes du film, j’avais passé une main entre les pans ouverts de mon manteau pour la glisser sous ma jupe. Avec mon index j’effleurais ma petite fente légèrement humide. Je me sentais de mieux en mieux. Oubliée la journée de travail, oubliée la fatigue et l’insomnie. Un bruit léger derrière moi se fit entendre ; je jetais un coup d’œil au-dessus de mon épaule : un homme s’était appuyé au chambranle de la porte et regardait. Sans nul doute, il s’était rendu compte qu’une femme se caressait devant un film X. Lui aussi se caressait, une main posée sur la fermeture de son pantalon.

 

Je me suis tournée vers l’homme, ma main toujours entre mes cuisses. Que devais-je faire ? Sortir ? J’étais bien dans cette cabine. Chasser cet homme ? On était entré pour la même chose.

« Tu veux que je te la suce ! lui lançais-je en le regardant par en bas.

Il déboutonna son jean et le fit tomber sur ses chevilles. Bouche bée, je regardais la bosse oblongue sous son slip. Je pris les bords pendant qu’il entrait plus avant dans ma cabine et libérai le sexe en érection. Il se tenait droit, ferme.

« Mmmmmh !...

Une main posée sur ses hanches, l’autre soupesant ses deux grosses bourses poilues, je sortis ma langue pour toucher de la pointe son méat. L’homme prit entre ses mains ma tête et caressa mes cheveux pendant que je pris entre mes lèvres son gland palpitant.

« Suce-moi petite garce ! me soufflait-il.

Sur ses mots, j’embouchais sa queue.

 

Ma langue parcourait tout le long de la verge chaque veine gonflée ; mes va-et-vient tiraient des soupirs profonds et des râles de mon inconnu partenaire qui se crispait dans ma chevelure. J’introduisais toute sa queue dans ma bouche pour lui prodiguer le plaisir d’une gorge profonde.

« Je viens… je viens… je viens, se mit-il à crier.

Non, ne criez pas me suis-je dite sinon on va venir voir ce qui se passe ! J’ouvris les yeux pour m’assurer que personne ne venait voir ; or, quand on suce un homme debout devant une porte, on ne voit que son bas ventre et ses poils, mais pas la porte derrière lui… Dans un dernier soubresaut, une tension ultime, l’homme éjacula le contenu chaud et âcre de ses bourses. Son sperme jaillit aux commissures de ma bouche, un filet s’écoulait sur mon menton tombant en cascade sur mon cou. L’homme souffla de son effort en sortant son sexe gluant de ma bouche noyée de son foutre chaud.

« T’avale ?...

J’avalai.

 

…/…



27/12/2009
3 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 22 autres membres